Le module de commande d'Apollo 16 photographié (en avril 1972) depuis le module d'atterrissage de la mission, après leur séparation et peu avant l'alunissage. Domaine public.
Photographie de la Lune et de la Terre en avril 1972, durant la mission Apollo 16. On y aperçoit aussi le module de commande de la mission, la photo étant prise depuis le module d’atterrissage, après leur séparation et peu avant l’alunissage. Domaine public.

Bonjour et bonne année ! On reprend en douceur avec un petit billet sur le Google Lunar Xprize.

En effet, le site Spacenews.com  a été bien aimable de publier un état des lieux du concours Google Lunar XPrize, dont une importante date limite a été atteinte ce 31 décembre 2016. En effet, les équipes encore en lice, qui auront donc la possibilité de poser leur robot sur la Lune avant la fin de cette année, sont celles qui ont fait valider un contrat de lancement. Pour le dire autrement, seules les équipes qui ont trouvé une fusée pour faire décoller leur robot restent dans la course. Pour rappel, outre le simple plaisir de réaliser un exploit, la gagnante du concours remportera la somme de 20 millions de dollars. Sur les 16 équipes initialement dans la course, seules cinq sont pour l’instant assurées de pouvoir continuer. Les voici :

  • Moon Express, qui tentera de décoller à l’aide d’un lanceur Electron, de la société Rocket Lab.
  • SpaceIL, qui a jeté son dévolu sur un lanceur Falcon 9, via la société Spaceflight Industries (on en parlait ici).
  • Synergy Moon a annoncé qu’elle utiliserait une fusée Neptune 8 (qui, comme l’Electron, n’a encore jamais volé) de la société Interorbital Systems.
  • TeamIndus a choisi la sécurité avec le lanceur indien PSLV.
  • Hakuto fera alunir son rover à l’aide de l’atterrisseur développé par TeamIndus.

De son côté, l’équipe allemande Part-Time Scientists a déclaré que son contrat était en cours de vérification par la Fondation X Prize. Il semblerait qu’elle ait, elle aussi, choisi de faire de son rover un chargement secondaire sur un vol de Falcon 9 (là aussi, via Spaceflight Industries). Cette annonce nécessite, cela dit, encore confirmation.

Deux autres équipes se sont, elles, retirées. Premièrement, Astrobotic a déclaré qu’elle renonçait poser son atterrisseur avant la date imposée par le concours, mais n’abandonne l’idée de parvenir à ses fins en 2019. Il s’agit malgré tout d’une petite déception, car son atterrisseur était capable d’abriter les robots de plusieurs autres équipes, y compris Hakuto et AngelicvM avec qui elle avait développé un partenariat. On a vu que Hakuto fait désormais équipe avec TeamIndus, mais le statut d’AngelicvM demeure inconnu. L’équipe hongroise PuliSpace s’est, elle, officiellement retirée du concours, mais ne rejette pas l’idée de voler sur l’atterrisseur d’Astrobotic à l’avenir.

Cela nous laisse 7 équipes dont le statut, comme pour AngelicvM, reste globalement inconnu. Quatre d’entre elles (Independence-X, Omega Envoy, Team SpaceMeta et Team Stella) ont développé un partenariat avec Synergy Moon, sans que l’on en sache plus sur son contenu ni sur ce qu’il implique. Quant aux trois dernières (Euroluna, Plan B et Team Italia), c’est tout simplement le silence radio. Certains appellent déjà à un nouveau report de la deadline, qui impose aux équipes en lice un calendrier extrêmement serré. Pour rappel, elles doivent avoir réussi à poser leur robot et lui avoir fait parcourir 500m à la surface lunaire avant fin 2017. L’année nous dira si le défi est réalisable !

On se quitte avec les vœux de l’équipage de la Station spatiale internationale !

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