Bonjour ! Cette semaine, on s’intéresse à deux nouveaux arrivages du côté de la station spatiale internationale, avant de prendre des nouvelles du télescope spatial Kepler et de faire un petit détour par Mars !

Salve de livraisons spatiales

Le Dragon capturé par le bras robotique Canadarm2, ce mercredi. Oleg Skripochka
Le Dragon capturé par le bras robotique Canadarm2, ce mercredi. Photo : Oleg Skripochka

Le début de semaine a été marqué par le voyage de deux capsules inhabitées à destination de la Station spatiale internationale. Lundi, la capsule russe Progress 64 (dont nous parlions la semaine dernière) s’est correctement arrimée à la station orbitale. Elle y a rejoint deux vaisseaux Soyouz et une capsule Progress, tous arrivés au cours des mois précédents. Que des engins russes, donc. Mais pas pour longtemps ! En effet, lundi toujours, SpaceX a fait décoller une capsule Dragon à l’aide de sa fusée Falcon 9. Après un voyage de deux jours sans encombre, le Dragon a été capturé par les astronautes américains Jeff Williams et Kate Rubins à l’aide du bras robotique Canadarm2, avant d’être arrimé à la station. À son bord : plus de deux tonnes de vivres, de matériel et d’expériences scientifiques (notamment le Biomolecule Sequencer, qui offre désormais la possibilité de séquencer de l’ADN directement depuis l’espace), ainsi que l’International Docking Adapter (IDA-2), déjà évoqué dans le billet précédent. Cette pièce, d’une masse d’un peu plus d’une demi-tonne, permettra aux futurs vaisseaux habités américains de s’arrimer à l’ISS. Il sera attaché à cette dernière le mois prochain, l’opération nécessitera d’ailleurs une sortie extravéhiculaire de la part de Jeff Williams et de Kate Rubins. En 2018, un autre IDA (IDA-3) rejoindra le premier (pour rappel, IDA-1 a été perdu en juin 2015 avec toute la cargaison du Dragon qui le transportait).

Et ce n’est pas tout ! En faisant décoller Falcon 9, SpaceX se préparait aussi à une nouvelle tentative de récupération du booster de sa fusée. Et il s’agit d’un succès ! Le booster a correctement atterri sur la « Landing Zone 1 » à Cap Canaveral, soit à proximité de son pas de tir. C’est seulement la deuxième fois que SpaceX fait atterrir un booster sur la terre ferme : la première fois, c’était le 21 décembre 2015, pour leur tout premier atterrissage couronné de succès. Jusqu’à cette semaine SpaceX avait alors essayé à chaque fois de récupérer ses boosters sur une plateforme en mer, ce qu’elle a réussi à trois reprises sur six.

Exoplanètes : la famille s’agrandit

Du côté de Kepler, une autre bonne nouvelle à signaler : 104 nouvelles exoplanètes découvertes par le télescope spatial américain durant sa mission « K2 » ont été confirmées par une équipe d’astronomes (sur un total de 197 candidates) et rejoignent ainsi la longue liste de ses trouvailles. Les chiffres augmentent régulièrement : rien qu’entre 2009 et 2013 (durant sa première mission), Kepler a découvert 2326 exoplanètes (sur un total de 4696 « candidates » : plus de précisions sur ce terme par ici), dont 21 petites planètes situées dans la zone habitable de leur étoile, et donc particulièrement intéressantes. Sur la centaine de nouvelles venues (repérées à partir de 2014), la NASA attire l’attention sur quatre d’entre elles qui pourraient bien être rocheuses. Elles se trouvent toutes dans le même système : celui de K2-72, une petite étoile située à 181 années-lumière d’ici. Elles en sont d’ailleurs très proches : par comparaison, Mercure est plus éloignée du Soleil que chacune d’elles de leur étoile. Pourtant, vu que K2-72 est deux fois plus petite et moins lumineuse que le Soleil, deux d’entre elles pourraient recevoir une dose de rayonnements comparables à la Terre. Difficile d’émettre davantage de suppositions avec le peu de données à disposition, mais la NASA précise tout de même qu’on ne peut pas exclure qu’elles puissent abriter la vie.

Anniversaire martien

Enfin, ce 20 juillet, nous célébrions les quarante ans de l’atterrissage sur Mars de Viking 1. L’atterrisseur américain fut le deuxième engin à se poser sur la planète rouge, cinq ans après la mission soviétique Mars 3 (qui ne ne put malheureusement transmettre la moindre donnée scientifique suite à une panne de ses instruments vingt secondes après leur déploiement). Contrairement à son aînée soviétique, la mission de Viking 1 a duré six ans et 116 jours, un record qui ne fut battu que par le rover Opportunity, opérationnel depuis plus de douze ans. La photo ci-dessous est la toute première photographie prise depuis la surface de Mars, le 20 juillet 1976. Nous sommes loin des magnifiques panoramas désormais pris par les rovers Curiosity ou Opportunity, mais l’image n’en reste pas moins historique.

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