Bonjour ! Cette semaine, on parle des dernières trouvailles du télescope spatial Kepler, avant d’enchaîner avec des nouvelles de quelques capsules spatiales.

Demandez le nouveau catalogue d’exoplanètes

Sur cette image, les 21 planètes potentiellement habitables découvertes par Kepler. La zone verte correspond à la "zone d'habitabilité." Les 9 planètes oranges sont celles qui viennent d'être vérifiées, les 12 bleues étaient déjà connues. Mars, la Terre et Vénus s'y trouvent aussi. Crédit : NASA Ames
Sur cette image, les 21 planètes potentiellement habitables découvertes par Kepler. La zone verte correspond à la « zone d’habitabilité. » Les 9 planètes oranges sont celles qui viennent d’être vérifiées, les 12 bleues étaient déjà connues. Mars, la Terre et Vénus s’y trouvent aussi. Crédit : NASA Ames

Décidément, Kepler fait beaucoup parler de lui ces temps-ci : la NASA a en effet dévoilé les nouveaux résultats de son télescope spatial, et ils sont impressionnants. Les scientifiques de la mission Kepler se sont penchés sur le catalogue de 4302 exoplanètes potentielles identifiées par le télescope spatial en 2015. Sur cette longue liste, 1284 ont été formellement vérifiées et peuvent maintenant être officiellement considérées comme telles. Cela fait plus que doubler le nombre de ces dernières découvertes par Kepler ! Notons, pour être précis, que ces planètes « vérifiées » ont une probabilité de « plus de 99% » d’être de réelles planètes, et non pas d’autres phénomènes. Quelque 1327 autres candidates ont de bonnes chances d’être également des planètes, mais n’atteignent pas les fameux 99% et gardent donc leur statut de « candidates exoplanètes ». Quant aux 707 restantes, la NASA parle dans leur cas d’un « autre phénomène astrophysique » :  en gros, elles ne sont probablement pas des planètes. Le communiqué de l’agence spatiale américaine va d’ailleurs plus loin, en précisant que 550 des exoplanètes vérifiées pourraient être rocheuses (en ce sens, comparables à la Terre, mais aussi à Vénus ou Mars) et que 9 d’entre elles orbitent dans la zone d’habitabilité de leur étoile (c’est-à-dire qu’elles se trouvent à une distance telle que de l’eau liquide pourrait se trouver en surface, et donc éventuellement permettre l’apparition de la vie). Cela porte à 21 le nombre de planètes potentiellement habitables découvertes par le télescope spatial Kepler.

Capsules présentes et à venir

Retour de la capsule Dragon sur Terre le 11 mai dernier. Source : SpaceX
Retour de la capsule Dragon sur Terre le 11 mai dernier. Source : SpaceX

Du côté de l’orbite terrestre, la capsule Dragon de SpaceX a quitté avec succès de la Station spatiale internationale, dans une manœuvre à peu près inverse de celle de l’amarrage (qui a eu lieu en avril dernier) : après avoir été détachée de l’ISS, la capsule a été dirigée à l’aide du bras robotique Canadarm2 (piloté par l’astronaute britannique Tim Peake), avant d’être placée en position pour entamer son voyage retour. Contrairement aux capsules Progress, Kounotori et Cygnus, le Dragon est capable de traverser l’atmosphère sans encombre et de se poser dans l’océan, permettant ainsi de ramener sur Terre des échantillons d’expériences scientifiques. Celle-ci comportait notamment une série d’échantillons provenant d’expériences menées par l’Américain Scott Kelly durant son année passée dans l’espace. En tout, le Dragon a ramené plus d’une tonne et demie de matériel et d’expériences sur Terre. Quant au prochain décollage d’une capsule Dragon à destination de l’ISS, il devrait avoir lieu en juin !

Enfin, quelques nouvelles des futurs véhicules spatiaux américains Orion et CST-100 Starliner.

  • Boeing, tout d’abord, a annoncé le report du premier vol de sa capsule CST-100 Starliner, qui servira à transporter des astronautes américains à destination de la station spatiale internationale (aux côtés de la capsule Crew Dragon, de SpaceX). Initialement prévu en juin 2017, le premier vol inoccupé de la capsule a été reporté à décembre 2017. Quant au premier vol occupé, il n’est plus prévu en octobre 2017 mais en février 2018. Les raisons de ce retard sont multiples : la nécessité de réduire la masse du véhicule a été évoquée, de même que de nouvelles exigences de la NASA en matière de logiciels, ainsi que des soucis d’aérodynamisme pendant le décollage de la capsule au sommet de la fusée Atlas V. Du coup, cela pourrait permettre à SpaceX de devenir la première société privée à envoyer des astronautes dans l’espace, à l’aide de sa capsule Crew Dragon, même s’il n’est pas garanti que la société d’Elon Musk ne soit pas elle-même contrainte de reporter ses premiers vols.
  • Du côté de la capsule Orion et du futur lanceur lourd Space Launch System, c’est par contre l’optimisme qui prime. Vu les progrès effectués tant sur la capsule que sur le lanceur, sans oublier les installations au sol, l’Exploration Mission 1 (le premier vol du Space Launch System avec Orion, sans occupant) reste maintenue à novembre 2018 (et pourrait même avoir lieu plus tôt) et l’Exploration Mission 2 (avec des astronautes à son bord, cette fois) à 2021.

On se quitte avec ce tweet d’Elon Musk, qui nous montre une photographie des trois boosters de Falcon 9 déjà récupérés par SpaceX. Dans un tweet suivant, il précise par ailleurs que le dernier booster récupéré (c’était là) est celui qui a subi le plus de dommages lors de sa rentrée atmosphérique, c’est donc lui qui sera testé au sol en priorité.

Publicités