Bonjour ! Quel est le point commun entre Cérès, Mars et la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko ? C’est simple : elles sont toutes visitées par des robots venus de la Terre, et ces derniers font régulièrement parler d’eux.

La principale nouvelle de la semaine, c’est la mise en orbite réussie de Dawn autour de Cérès. C’est la première fois qu’un objet humain se met en orbite autour d’une planète naine : ça se fête, non ? Comme évoqué la semaine dernière, la trajectoire de la sonde va l’amener à s’éloigner provisoirement de sa cible avant de nous retransmettre des images vers la fin du mois d’avril, une fois qu’elle s’en sera suffisamment rapprochée. Partie en 2007, Dawn a déjà un beau parcours derrière elle vu qu’elle a déjà passé 14 mois en orbite autour de l’astéroïde Vesta, entre juillet 2011 et septembre 2012. Du coup, cela en fait également le premier engin à graviter autour de deux corps extraterrestres, tous deux situés au sein de la ceinture d’astéroïde entre Mars et Jupiter. Rendez-vous dans deux petits mois pour des nouvelles de cette merveilleuse machine.

Une perspective de la trajectoire suivie par Dawn en route pour Cérès. L'explication complète peut être lue (en anglais) ici : http://www.jpl.nasa.gov/blog/2014/12/same-place-different-space-dawns-new-trajectory-explained
Une perspective de la trajectoire suivie par Dawn en route pour Cérès. L’explication complète peut être lue (en anglais) ici.  Crédit : NASA / JPL-Caltech
Photo du bras de Curiosity prise le 4 mars, alors que le rover est immobilisé depuis le 27 février. Crédit: NASA/JPL-Caltech/MSSS
Photo du bras de Curiosity prise le 4 mars, alors que le rover est immobilisé depuis le 27 février. Crédit: NASA/JPL-Caltech/MSSS

Du côté de la planète Mars, Curiosity connaît lui quelques soucis techniques. Le robot est en effet à l’arrêt depuis une bonne semaine suite à un court-circuit survenu dans la foreuse placée sur son bras articulé. L’incident est survenu alors que le robot, qui arpente le cratère Gale depuis août 2012, venait de terminer une collecte d’échantillon et s’apprêtait à transférer ces derniers vers différents instruments d’analyse placés à son bord. Pas d’inquiétude cela dit, les équipes de la NASA ont annoncé que le travail devrait reprendre dans quelques jours tout au plus.

Voici à quoi devrait ressembler l'atterrisseur InSight, basé sur la même technologie que Phoenix, une fois posé sur Mars. Crédit : NASA/JPL-Caltech
Voici à quoi devrait ressembler l’atterrisseur InSight, basé sur la même technologie que Phoenix, une fois posé sur Mars. Crédit : NASA/JPL-Caltech

Tant que nous sommes sur Mars, intéressons-nous à une autre mission, qui devrait décoller dans un an : celle de l’atterrisseur InSight (pour « Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport »). Les deux principaux instruments de ce nouvel engin sont un sismomètre et une petite sonde chargée de détecter les variations de chaleur sous la surface de la planète rouge. En d’autres termes : InSight va utiliser un bras robotique pour pénétrer jusqu’à 3 à 5 mètres sous la surface et procéder à diverses analyses, ce qui signifie que le site d’atterrissage devra être suffisamment praticable pour lui permettre de mener à bien sa mission. Pour arrêter son choix, la NASA se sert notamment de ses orbiteurs Mars Odyssey (et plus spécifiquement sa caméra THEMIS, qui avait déjà permis de choisir le site d’atterrissage de Phoenix en 2008) et Mars Reconnaissance Orbiter, dont les données sont précieuses pour évaluer la nature du sol de Mars. Actuellement, l’Agence spatiale américaine analyse en particulier un site localisé dans une zone nommée Elysium Planitia, nouveau favori parmi les quatre lieux potentiels précédemment choisis.

Enfin, on se quitte pour cette semaine avec un petit clin d’œil de la part de Rosetta, qui étudie la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (dite « Tchouri »). En effet, on aperçoit l’ombre de la sonde européenne sur une photo de la surface prise à 6km d’altitude le mois dernier. D’une résolution de 11cm par pixel, il s’agit de l’image la plus précise fournie par la sonde. Quant à l’atterrisseur Philae, les scientifiques attendent toujours son éventuel réveil, lequel sera seulement possible une fois que la comète se sera suffisamment rapprochée du soleil pour alimenter ses panneaux solaires.

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L’image en très gros plan est disponible ici. Crédits : ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA